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A l'annonce du débarquement en Normandie le 6 juin 1944,
le maquis Vallier s'est déplacé des Basses Gorges du Verdon vers le plan de Canjuers
accomplissant une "longue marche" nocturne
(détails sur le contexte de cette marche). |
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Claude Roddier, la fille du Lt Vallier, rend hommage à son père et aux résistants des maquis Picoche, plus particulièrement à celui d'entre eux qui nous a quittés cette année, "Bébert" Raoul Ugolini, que le groupe honore d'une minute de silence. |
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Chaque année, des événements du maquis sont choisis comme thème de la journée commémorative. Cette année, Jean-Jacques Grézoux rappelle les événements dramatiques de 1944 qui ont conduit à l'exécution de deux "collabos" devant la bergerie de La Colle. ![]() |
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Julien Saelens lit des extraits des mémoires de "Bébert" et du journal du Lt Vallier qui illustrent ces faits dramatiques. ![]() |
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"...Pour exécuter cet ordre qui, visiblement, lui coûtait beaucoup, le lieutenant Vallier fit preuve d'une autorité qui faisait de lui un grand chef. (...) Il s'est adressé à nous pour stigmatiser la collaboration et l'espionnage pour le compte de l'ennemi. La victoire était imminente, mais au prix du courage et du sacrifice de tous. Il précisa que dans le peloton d'exécution, plusieurs fusils ne seraient pas chargés. (...) Cet épisode est l'un des plus pénibles que j'eus à vivre pendant la guerre..."
(extrait des Mémoires de "Bébert" Raoul Ugolini).
"...J'avoue que moi-même je devais être assez pâle et assez ému. (...) Il y a eu le moment avant que les prisonnières arrivent, où je me suis demandé un peu comment serait ma voix, et c'est tout, car après, j'étais évidemment repris par mon rôle de chef, et sûrement, rien n'a pu transparaître de ce que je sentais..."
(extrait du journal du Lt Vallier).
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La commémoration devant La Médecine se termine par un apéritif offert par la mairie des Salles-sur-Verdon. |
| Le tilleul situé derrière l'appentis de la bergerie de La Colle, où se sont déroulés, 70 ans auparavant, ces malheureux événements. |
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Les marcheurs de 2014 rendent hommage aux marcheurs du maquis Vallier : "...J'ai un petit poste de T.S.F. américain, qui est une vraie merveille de fini et de précision (...), mais qui ne marchait pas, parce que je n'avais pas de piles de rechange. Aussi (...) l'avais-je laissé à Mons (...). Maintenant, j'ai reçu des piles et du coup, ce matin, j'ai envoyé Vincent, le marcheur infatigable, à Mons pour le chercher. Comme il y a d'ici, entre 55 et 60 km de trotte, je l'ai mené en voiture aussi loin que j'ai pu aller sans passer par les routes fréquentées, càd que je lui ai fait gagner 10 à 12 km..."
(extrait du journal du Lt Vallier).
NB : "Vincent" du maquis Vallier a quand même fait plus de 40 km à l'aller, et 60km au retour... alors que les marcheurs de 2014 ne feront qu'une "promenade" de 19 km. |



