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Une autre source d'enrichissement pour les Sallois est la lavande.
Sur le territoire de la commune, le long du canal d'arrosage,
on compte 7 alambics où on distille la lavande. »
Dans les dernières années de l'ancien village,
3 alambics sont restés en activité :
ceux des familles Taxil, Richard et Ribaud (dans l'ordre sur la "route des alambics"
en partant du village).
Fabriquer de l'essence de lavande est d'une grande simplicité théorique :
il suffit de disposer de fleurs de lavande, de vapeur d'eau, d'une cuve étanche
et d'eau fraîche pour refroidir la vapeur sortant de la cuve.
La chaleur nécessaire à l'obtention de vapeur d'eau étant fournie
par la combustion des lavandes déjà distillées,
les alambics des Salles étaient économes et avaient trouvé
le long du canal d'arrosage un emplacement de prédilection.

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Le "3e alambic", celui des familles Ribaud,
idéalement situé comme les deux autres au bord du canal d'arrosage.
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L'opération est réalisée en 3 étapes :
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le chargement de la cuve (à réaliser en quelques minutes)
la distillation (il suffit de chauffer l'eau et de patienter)
le déchargement de la cuve, suivi immédiatement de la 1re étape...
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Première étape : le remplissage de la cuve. Un plateau métallique,
relié par 3 chaînes au sommet de la cuve, est disposé au fond de celle-ci.
Les bottes de lavande sont placées sur ce plateau.
Ici, Roger Ribaud range dans le fond de la cuve les bottes de lavande à distiller.
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A la fin de cette première étape, il est nécessaire de tasser les bottes
de lavande dans la cuve... en sautant dessus à plusieurs,
c'est nettement plus efficace : Jean Vial, Robert et Gérard Ribaud
sont des experts de l'opération.
Les 3 chaînes sont reliées entre elles avant la fermeture de la cuve.
L'ensemble de cette première étape ne prend que quelques minutes.
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La deuxième étape consiste à chauffer
(les bottes de lavande déjà distillées sont un combustible économique)
et à patienter 30mn...
Ci-contre, André Bousquet en plein travail dans l'alambic Richard.
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Troisième étape : lever le panier (ici 250kg) à l'aide du treuil...
Jean Vial et Jean-Jacques Grézoux en action sous l'oeil narquois de Robert Ribaud.
Hooo-hisse...
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C'est nettement plus facile
si l'opération est réalisée par Robert et Roger Ribaud.
Dans quelques minutes, la cuve sera à nouveau remplie avec des lavandes fraîches, pour une nouvelle "bouillie".
("bouillie" : c'est ainsi que l'on appelait l'opération consistant
à chauffer et à distiller la lavande)
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L'alambic Ribaud.
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La cuve de l'alambic Taxil contenait 450kg de lavande.
C'était la plus volumineuse des 3 alambics.
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Aujourd'hui, il n'y a plus d'alambic sur le territoire de la commune des Salles-sur-Verdon.
Nombreux sont les alambics de la région qui fonctionnent au gaz ou au fioul,
et qui participent donc au réchauffement climatique.
Au siècle précédent, tous les alambics des Salles-sur-Verdon étaient "neutres en carbone" :
la seule énergie qu'ils utilisaient pour le chauffage provenait de la combustion des lavandes déjà distillées
(le CO2 diffusé dans l'atmosphère par leur combustion était compensé par le CO2
capté dans l'atmosphère lors de leur croissance).