2 janvier 1974.
La maison de M. Signoret dans une impasse :
la D71 qui menait au pont de Garuby, Bauduen, et Fontaine L'Evêque.

2 janvier 1974.
Victime de la maladresse d'un conducteur de bulldozer,
la "203" d'Henri Constant ne connaîtra jamais le nouveau village.
Remarque dérisoire : la côte de la Peugeot 203 à plateau d'Henri Constant,
en parfait état et faible kilométrage, est 15.000€ environ (estimation 2026).
Le dédommagement reçu par Henri Constant ? 0,00F.
Le 2 janvier 1974
le même endroit,
ci-contre...
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...et ci-dessous,
quelques mois plus tôt.
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«
Quoi de plus douloureux
que la transformation d'un paysage verdoyant et gai
en véritable désert. » (François Simian).

Ci-dessus, le 2 janvier 1974.
Vue générale de ce qu'il reste du village.
Ci-contre, à peu près au même endroit, l'ancien village à l'époque du "bon vieux temps".
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2 janvier 1974.
De la route du Riou, ce qu'il reste du village.

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Ci-contre, à peu près au même endroit, l'ancien village à l'époque du "bon vieux temps".
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2 janvier 1974.
Ce qu'il reste du village, vu du pont du Riou sur la D71.
Ci-contre, au même endroit sur le pont du Riou,
Aimé Bourjac et son troupeau de moutons à l'époque lointaine du "bon vieux temps".
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3 janvier 1974.
La route de Bauduen, autrefois bordée de marronniers centenaires...
...ci-dessous à l'époque du "bon vieux temps".

3 janvier 1974.
Les "ASSASSINS PILLARDS"
s'affichent sur la placette du bas du village.

2 janvier 1974.
C'était le bas de la "Grand-Rue" :
la maison qu'occupait la famille Panaye,
la maison démolie "de l'avocat" (à cause de ses magnifiques encadrements
de porte et fenêtres), la remise du Grand Louis dont la porte fait la publicité des "VOLEURS".

3 janvier 1974.
Devant la boulangerie, ce qui avait été la "rue d'Antonin".
« Un peu à l'écart du Verdon,
c'était un beau village avec son clocher couvert de tuiles,
qui dépassait d'une hauteur de cloche les ormes et les micocouliers »
(Jean Giono).
Ci-contre, le même endroit à l'époque du "bon vieux temps" :
le clocher couvert de tuiles, qui dépasse d'une hauteur de cloche les micocouliers.
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Voici ce qu'il reste de la place du village en janvier 1974.

2 janvier 1974.
A la tombée de la nuit,
les rues du village prennent des allures de décor de film d'horreur.

9 février 1974.
« C’était le jour où je me suis rendu compte que ma maison avait disparu. »
En grosses lettres blanches sur le mur :
"EDF ASSASSINS"

9 février 1974.
Du bas du village, il ne reste presque rien.

9 février 1974.
Ces grosses pierres
faisaient partie
de la maison de l'auteur de cette page.
😥
Ces mêmes pierres au milieu de la "Grand-Rue" :

9 février 1974.

9 février 1974.

23 février 1974.
A gauche, ce qui était "la Calade".
A droite, ce qui était "la Grand-Rue".

23 février 1974.
« Quoi de plus éprouvant que de voir disparaître l'endroit
où l'on est né, où l'on a appris à lire, où l'on a vécu... »

« ...Quoi de plus affligeant
que de voir tomber les maisons
les unes après les autres
sous les coups de boutoir des bulldozers... »
(François Simian)
Devant les bergeries et l'ancienne Poste,
ce qui avait été la "Grand-Rue"...

C'est ainsi que finirent la plupart des maisons de l'ancien village.
A l'arrière plan, la maison de M. Signoret semble lancer comme un défi
aux eaux montantes du lac. Pour peu de temps encore...

23 février 1974 : le lac
à l'assaut de la maison de M. Signoret...
...qui refuse toujours de quitter son domicile.
A ce moment-là, M. Signoret ignore encore
qu'il ne passera plus que six nuits dans sa maison.
Le 1er mars 1974 à 8h,
les forces de Gendarmerie évacuèrent
les derniers habitants des Salles-sur-Verdon.
(détails)

4 mars 1974.
Les derniers habitants ont été "déménagés" depuis trois jours.
Dans le village inhabité, l'église multi-centenaire se dresse presque seule
au milieu d'un champ de ruines. Elle n'a plus que quelques heures à vivre.
L'église de l'ancien village disparaît à tout jamais
dans une gigantesque explosion,
le 5 mars 1974 à 16h45.
(détails)
Les techniciens chargés d'exécuter cette tâche craignaient
que leur dynamite ne réussisse pas à détruire l'église,
dont les murs épais avaient défié les siècles :
ils avaient raison.
L'explosion détruira complètement le clocher,
mais laissera debout les murs de l'abside.
Ces images en sont la preuve.

5 mars 1974.
Les restes de l'abside de l'église.
Dans les jours qui suivront, les bulldozers vont raser ce qui reste de l'église.

9 mars 1974.
Un bulldozer s'acharne encore sur les restes de l'église.

9 mars 1974.
Que reste-t-il de la place du village ?
Peint sur le mur :
"Pour l'essence s'adresser à l'alimentation"...

9 mars 1974.
Les bulldozers ont fait leur oeuvre.

28 mars 1974. Route d'Aiguines.
Au loin, un dernier bulldozer s'évertue à aplanir les gravats.

15 avril 1974.
Le muret qui longeait la route de Moustiers.

Mai 1974 :
la nature a repris ses droits.
De l'ancien village il ne reste que
des souvenirs... et un si vulgaire tas de pierres.
C'était en 1974, il y a bien longtemps...
Cette page a tenté de retracer l'ambiance qui
régnait dans l'ancien village des Salles-sur-Verdon
à cette époque, et le drame qu'ont vécu ses habitants.
Un témoignage concret ?
N'hésitez pas à lire la page
« le jour où ma maison a disparu ».
Pour en savoir plus,
n'hésitez pas à consulter
la "
Foire aux Questions".
Pour connaître l'
historique de cette sombre histoire, cliquez ici.
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