Les Salles-sur-Verdon...

...après la 1ère Guerre Mondiale

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« De nombreux jeunes sont morts sur les champs de bataille et la vie au village s'en ressent. Minoterie et moulin à huile disparaissent ainsi que les petites industries. L'osier est toujours aussi abondant mais il n'est plus exploité que par les "romanichels". »

(d'après "Monographie des Salles-sur-Verdon", racontée par M. Simian François, ex-instituteur à l'Ecole Communale des Salles-sur-Verdon)


Ci-contre, le Monument aux Morts de la Grande Guerre (photographie d'époque). Ce monument est visible aujourd'hui sur la place du nouveau village des Salles-sur-Verdon.
Les Salles, le Monument aux Morts de la guerre de 1914-1918


C'est par une délibération du 24 mai 1920 que le conseil municipal décide d'ériger un monument commémoratif en hommage aux Sallois morts pendant la première guerre mondiale. C'est M. Moussu de Riez qui a conçu et réalisé le monument pour le prix de 3.500 francs de l'époque.

Sur le monument figure l'inscription suivante : « Les Salles à ses enfants morts glorieusement pour la Patrie ».



Les Salles, place du Château
La place "du Château" dans les années 1920. La nouvelle fontaine a été construite en 1912.


La place, le lavoir, la nouvelle fontaine.

L'ormeau est toujours présent devant l'alimentation.

La place, la fontaine. Cliquez pour agrandir l'image...
		 ...et patientez...
(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)


Le 02 octobre 1933, le conseil municipal doit délibérer sur la demande du sieur Bousquet Louis (alimentation) d'installer un réservoir d'essence souterrain sous la voie publique, devant sa maison, en vue de créer une borne de distribution. Or, devant la maison Bousquet se trouve l'ormeau déjà séculaire dont les racines petites ou grosses pullulent à cet endroit.

C'est donc après un examen sérieux et réfléchi que le conseil municipal dans sa grande sagesse décide, pour ne pas compromettre la vie de l'ormeau qui est la fierté des habitants, de répondre par la négative à la requête du sieur Bousquet.



L'ormeau devant l'alimentation Louis Bousquet.

La "borne de distribution" d'essence est visible à la gauche de l'ormeau.

Notez l'ancien toit du lavoir à 3 pentes et en tuiles.

La fontaine et le lavoir.




Le clocher de l'église des Salles
Le clocher de l'église, sans coq... sans horloge !


En face, la route d'Aups.
A droite la route de Fontaine l'Evêque.
La maison de droite est l'alimentation boucherie.

Présents sur cette photo, de gauche à droite, Norbert Martin, Jules et Julienne Gombert.
La place, la boucherie des Salles


Entrée du village par la route d'Aups.

Il y avait à cette époque 3 automobiles aux Salles. Contrairement à ce qui a été écrit précédemment sur cette page, celle-ci n'appartenait pas à Jules Gombert, mais au photographe auteur de cette image.
Entrée des Salles, route d'Aups
L'école des Salles
L'école, vue de la route d'Aups.

Pour le détail de la vie à l'école, cliquez ici.

« Le village compte de moins en moins d'habitants. Jusqu'en octobre 1924, il y avait deux classes à l'école, une de filles et une de garçons. A partir de cette date, il n'y a plus qu'une seule classe regroupant filles et garçons. La directrice est Madame Escoffier qui est restée en poste jusqu'en 1940. »

(d'après "Monographie des Salles-sur-Verdon", racontée par M. Simian François,
ex-instituteur à l'Ecole Communale des Salles-sur-Verdon)



Les Salles, vue générale depuis "les berges" (Coste-Belle, l'île actuelle).

Le village des Salles vu de Coste-Belle

« On vit comme à la fin du siècle dernier, pas d'électricité, on s'éclaire avec la bougie, le calèn (lampe à huile) ou la lampe à pétrole ; pas d'eau au robinet dans la maison, on va chercher l'eau à la fontaine, pas de tout à l'égout, on vide les eaux usées sur des tas de buis disposés contre le mur des maisons, quand on ne vidait pas le seau hygiénique dans le Riou ou le canal d'arrosage, on le vidait sur le tas de buis. A l'époque, il y avait de nombreux cas de fièvres typhoïdes. Le métier de paysan était très dur, les familles sont nombreuses, les jeunes ne peuvent rester au village, ils sont attirés par la ville, c'est la désertification des campagnes. En ce temps-là, à la campagne, on était superstitieux. On croyait aux jeteurs de sorts, aux guérisseurs, c'est que l'on ne sortait pas, on vivait en vase clos. Avec le progrès, avec le développement des moyens de communication, de nos jours, ces croyances ont disparu.

Petit à petit, la vie va s'améliorer, c'est d'abord dans les années 1930, l'électrification des campagnes et la modernisation que l'électricité apporte dans les maisons. »

(d'après "Monographie des Salles-sur-Verdon", racontée par M. Simian François,
ex-instituteur à l'Ecole Communale des Salles-sur-Verdon)



Les Salles depuis le Riou
Les Salles depuis le Riou.


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